18000 Anglais sortis du tabagisme via la e-cig

BMJ

Encore une fois, et cela finit par devenir une habitude, les Anglais montrent l’exemple.

 

University College London

Vaporisateur personnel, outil de sevrage tabagique

Ainsi, l’University College London a analysé les données de la Smoking Toolkit study, regroupant les dernières informations sur le tabagisme en Angleterre. Parue dans le British Medical Journal (BMJ), la conclusion d’une de ses équipes de chercheurs dirigée par Emma Beard est que, en 2015, l’usage de la cigarette électronique aurait permis à 18000 fumeurs de se libérer du fléau du tabagisme. Pour ce Docteur, « l’impact positif de la cigarette électronique est d’autant plus probable que, dans le même temps, le financement des programmes publics pour aider les fumeurs a été revu à la baisse en Angleterre ».

 

Potentiel sous-exploité de la cigarette électronique

Sachant que près de 20 % de la population fume en Grande-Bretagne, les services publics ont mis en place des aides à l’arrêt, incluant conseils et prescriptions, mais le vaporisateur personnel (utilisé par quelque 2,8 millions de personnes) n’en fait pas partie. L’UCL propose donc de tirer profit du potentiel de la e-cig dans ce contexte : une personne de 40 ans qui cesse le tabagisme peut espérer vivre neuf ans de plus qu’un fumeur qui a toujours fumé.

Comparé à la population britannique, le chiffre de 18000 personnes peut paraître « relativement faible », cependant il s’avère médicalement « significatif compte tenu des énormes bénéfices pour la santé de l’arrêt du tabac », selon les auteurs dans l’étude (non clinique toutefois). Il s’agit d’une preuve « convaincante » que « vapoter » peut aider les fumeurs contre le tabagisme.

 

E-cigarette, contributeur majeur au recul du tabac

2015 a vu un développement de l’usage de la cigarette électronique associée à une baisse accrue du nombre de fumeurs. Cette baisse d’un point en 2015 par rapport à 2014 du pourcentage de fumeurs adultes « indique que quelque chose dans la politique de lutte contre le tabagisme au Royaume-Uni fonctionne », précise John Britton, directeur du Centre britannique des études sur le tabac et l’alcool dans le BMJ : ce dernier estime d’ailleurs que l’e-cigarette est « probablement un contributeur majeur » à ce succès.

BMJ

 

Les tentatives pour arrêter la cigarette ont davantage été couronnées de succès au moment où les cigarettes électroniques sont devenues populaires », selon la spécialiste des questions de dépendance au tabac Ann McNeill au King’s College de Londres, ajoutant également : « A mon avis, les fumeurs qui luttent pour cesser de fumer devraient essayer toutes les méthodes possibles, y compris les e-cigarettes ».

King's College London

 

Absence d’effets secondaires indésirables graves avec la e-cig

Simultanément à ces conclusion, un rapport de la Cochrane Library a aussi conclut que la cigarette électronique peut aider les fumeurs à se débarrasser du tabac « en l’espace de six à douze mois ».  La Cochrane Library a également précisé, dans une mise à jour de ses conclusions de 2014 portant sur 600 participants vapoteurs pendant deux ans, que l’emploi du vaporisateur n’est pas associé à des effets secondaires indésirables graves.4

Cochrane Library

 

Chiffres encourageants pour la cigarette électronique en Europe

Pour conclure, d’après le dernier Eurobaromètre (revue Addiction), 6 millions d’Européens ont déjà délaissé la tabac au profit de l’e-cigarette.

Addiction

 

 

sources : Europe 1, Ouest France, Pourquoi Docteur

DPT et e-cigarette : résumé des décrets

République française

Les décrets n°2016-1117 et 2016-1139 de ce mois d’août viennent de transposer en droit français la désormais célèbre et contestée Directive sur la Produits du Tabac qui inclut également la cigarette électronique, produit ne contenant paradoxalement pas de tabac.

En bref, il est question de travaux administratifs lourds à mettre en œuvre, de dossiers, d’études, de droits à payer, de délais abusivement longs, voire de secrets industriels à dévoiler (en espérant qu’ils ne deviennent pas publics).

Dans un climat économique pourtant morose, l’État semble s’acharner sur l’un des rares secteurs d’activités porteurs de ce pays.

 

Faits

 

Notifications

En introduction, l’ordonnance n°2016-623 du 19 mai 2016 avait précisé les grandes lignes liées aux dossiers de notification à émettre (Art. L. 3513-10) :

Six mois avant la mise sur le marché de produits du vapotage contenant de la nicotine, les fabricants et importateurs soumettent à l’établissement public désigné par arrêté, un dossier de notification par marque et par type de produit.

Ce dossier porte notamment sur les responsables de cette mise sur le marché, sur la composition, les émissions, les données toxicologiques des ingrédients et des émissions, les composants et le processus de fabrication du produit.

En d’autres termes, il sera impossible de rentabiliser durant six mois toutes les procédures de recherche & développement d’un nouveau produit. Se lancer dans la conception de nouveaux e-liquides ou matériels deviendra un challenge dont l’issue sera pour le moins incertaine.

 

Détails des dossiers et coûts

L’article R. 3513-6 précise ainsi que tout dossier de notification devra comporter les éléments suivants :

1° Le nom et les coordonnées du fabricant, d’une personne physique ou morale responsable au sein de l’Union européenne et, le cas échéant, de l’importateur dans l’Union ;

2° Une liste de tous les ingrédients contenus dans le produit et des émissions résultant de l’utilisation de ce produit, par marque et par type, avec leurs quantités ;

3° Les données toxicologiques relatives aux ingrédients et aux émissions du produit, y compris lorsqu’ils sont chauffés, en ce qui concerne en particulier leurs effets sur la santé des consommateurs lorsqu’ils sont inhalés et compte tenu, entre autres, de tout effet de dépendance engendré ;

4° Les informations sur le dosage et l’inhalation de nicotine dans des conditions de consommation normales ou raisonnablement prévisibles ;

5° Une description des composants du produit, y compris, le cas échéant, du mécanisme d’ouverture et de recharge du dispositif électronique de vapotage ou du flacon de recharge ;

6° Une description du processus de production, en indiquant notamment s’il implique une production en série, et une déclaration selon laquelle le processus de production garantit la conformité aux exigences du présent article ;

7° Une déclaration selon laquelle le fabricant et l’importateur assument l’entière responsabilité de la qualité et de la sécurité du produit lors de sa mise sur le marché et dans des conditions d’utilisation normales ou raisonnablement prévisibles.

Ainsi, les efforts à consentir pour la réalisation de tels dossiers sont absolument colossaux, avec des coûts engendrés loin d’être anodins, notamment en ce qui concerne le prix, traditionnellement dissuasif, des études ; l’article D. 3513-10 précise quant à lui certains droits :

1° 550 euros par produit figurant dans toute notification ou modification substantielle de notification, prévues à l’article L. 3513-10 ;

2° 120 euros par produit et par an pour le stockage, le traitement et l’analyse des notifications mentionnées à l’article L. 3513-10.

En résumé, il s’agit tout simplement de nouvelles taxes, ni plus ni moins. L’idée serait-elle alors de mettre des bâtons dans les roues des acteurs de la filière du vaporisateur personnel ?

 

Déclarations

Dans le même esprit de « simplification » à l’égard des professionnels, une déclaration annuelle (Art. L. 3513-11) devra être rédigée ; elle détaillera (Art. R. 3513-7) :

1° Des données exhaustives sur les volumes de vente, par marque et par type de produit ;

2° Des informations sur les préférences des différents groupes de consommateurs que sont :

a) Les jeunes de 11 à 15 ans et les jeunes de 16 à 25 ans ;

b) Les femmes ;

c) Les hommes ;

d) Les différentes catégories socioprofessionnelles ;

e) Les fumeurs actuels ;

f) Les non-fumeurs.

Les éléments étudiés comprennent notamment la fréquence et la quantité de consommation et l’évolution de celle-ci ;

3° Le mode de vente des produits ;

4° Des synthèses de toute étude de marché réalisée à l’égard de ce qui précède.

 

Secrets industriels

En termes de respect du secret de fabrication et d’intelligence économique, l’article R. 3513-9 indique que :

Les informations mentionnées à l’article L. 3513-10 qui ne relèvent pas du secret en matière commerciale et industrielle sont rendues accessibles au public, selon des modalités définies par arrêté du ministre chargé de la santé.

Il reste à espérer que le travail sera effectué de façon particulièrement consciencieuse sur ce point.

 

Affiches en boutiques spécialisée et sur site internet

Plus anecdotique, les lieux de vente devront s’équiper d’affiches mentionnant l’article L. 3513-5 et faisant référence au R. 3515-6 :

Art. L. 3513-5.-Il est interdit de vendre ou d’offrir gratuitement, dans les débits de tabac et tous commerces ou lieux publics, à des mineurs de moins de dix-huit ans des produits du vapotage.
La personne qui délivre l’un de ces produits exige du client qu’il établisse la preuve de sa majorité.

Au final, cela ne change rien étant donné que les e-cigs ont toujours été réservées à un public majeur, et que les professionnels de la vape se sont toujours montrés sérieux.

 

Conséquences

L’impact sur le secteur d’activité de la cigarette électronique est particulièrement préjudiciable.

Les coûts apparaissent exorbitants alors qu’en parallèle des délais interminables vont empêcher la rentabilité des nouveautés. L’innovation va par conséquent être ralentie, les plus petits producteurs seront amenés à disparaître, et certains prix à la vente vont être susceptibles d’augmenter.

Au final, les professionnels, les consommateurs ainsi que la santé vont être pénalisés. De tels décrets semblent d’ores-et-déjà totalement irrationnels compte tenu de leurs répercutions.

 

source : Légifrance

 

La cigarette électronique ouvertement soutenue par un Service d’Abandon du Tabagisme anglais

Hertfordshire County Council

Alors que le débat continue pour évaluer l’efficacité de la cigarette électronique en tant que dispositif de sevrage tabagique, un service d’aide à l’abandon du tabagisme anglais a publié un document sur son site internet mettant en avant le vaporisateur personnel dans ce cadre.

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Hertfordshire, Royaume-Uni

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Hertfordshire Stop Smoking Service

 

Quel soutien puis-je obtenir de Hertfordshire Stop Smoking Service [Service d’Abandon du Tabagisme d’Hertfordshire] pendant l’utilisation d’une e-cigarette pour arrêter de fumer ?
Hertfordshire Stop Smoking Service peut offrir un soutien comportemental et des conseils aux personnes qui veulent utiliser une e-cigarette pour les aider à cesser de fumer. Ils peuvent également offrir des conseils sur la gamme de médicaments sous licence pour arrêter de fumer disponibles. Les personnes qui utilisent une e-cigarette aux côtés du support expert des Services d’Abandon du Tabagisme ont certains des taux les plus élevés de succès dans l’abandon du tabagisme.

 

Souvenez-vous…
Des milliers de personnes ont réussi à arrêter de fumer avec l’aide de leur Service d’Abandon du Tabagisme local.

 

Les e-cigarettes peuvent-elles être utilisées pendant la grossesse ?
Les femmes enceintes devraient toujours être invitées à quitter en une seule étape et avec un soutien spécialisé. Les risques pour l’enfant à naître d’une exposition à la vapeur e-cigarette sont encore inconnues. Les femmes enceintes sont invitées à utiliser des médicaments d’abandon du tabagisme sous licence si elles ont besoin d’aide pour arrêter de fumer. Toutefois, si elles choisissent d’utiliser une e-cigarette, c’est bien préférable au tabagisme ou à la rechute.

 

Santé mentale
Les personnes atteintes de problèmes de santé mentale sont plus susceptibles de fumer fortement. Elles peuvent préférer les e-cigarettes à d’autres formes de TRN (Thérapie de Remplacement de la Nicotine) ou utiliser les deux simultanément pour atteindre des niveaux plus élevés de nicotine.

 

Hertfordshire Stop Smoking Service

 

Que sont les cigarettes électroniques ?
Une cigarette électronique ou e-cigarette, est un dispositif d’inhalation de vapeur qui contient habituellement la nicotine. Contrairement aux cigarettes normales, les e-cigarettes ne brûlent pas le tabac. Il existe différents types de cigarettes électroniques : certaines ressemblent à de vraies cigarettes, alors qu’il existe des réservoirs de nouvelle génération qui peuvent varier en taille et en apparence.

 

Qu’est-ce que les cigarettes électroniques contiennent et comment fonctionnent-elles ?
Les e-cigarettes contiennent une batterie, un élément chauffant et soit une cartouche contenant de l’e-liquide ou d’un «réservoir» qui peut être rempli avec de l’e-liquide. L’e-liquide contient généralement du propylène glycol ou de la glycérine, ainsi que la nicotine et les arômes. Sucer l’air à travers l’e-cigarette déclenche l’appareil de chauffage afin de créer de la vapeur et l’inhalation de la vapeur délivre un coup de nicotine.

 

Les cigarettes électroniques sont-elles sûres ?
Les e-cigarettes ne sont pas complètement sans risque, bien que les experts conviennent qu’elles soient 95% plus sûres que le tabagisme*. Les e-cigarettes sont encore relativement nouvelles et nous restons dans l’ignorance au sujet des impacts de l’utilisation à long terme. Cependant, même en tenant compte de cette incertitude, il est préférable d’utiliser une e-cigarette que de fumer. Les e-cigarettes ne sont recommandées pour les fumeurs qui tentent de cesser de fumer, réduire leurs niveaux de tabagisme ou pour prévenir la rechute vers le tabagisme.

 

Est-ce que les e-cigarettes m’aideront à arrêter de fumer ?
Les données indiquent que les cigarettes électroniques peuvent aider les fumeurs à réduire ou arrêter de fumer complètement. Les gens peuvent utiliser une e-cigarette aux côtés de l’appui d’experts du Service d’Abandon du Tabagisme.

 

Les cigarettes électroniques sont-elles disponibles sur prescription de votre Service d’Abandon du Tabagisme ?
Actuellement, il n’y a pas de produits d’e-cigarette qui sont disponibles pour être prescrits. Lorsque les produits sous licence arrivent sur le marché, ils peuvent être disponibles sur ordonnance avec d’autres médicaments pour arrêter de fumer.

 

Y a-t-il d’autres inquiétudes au sujet des e-cigarettes ?

  • Passerelle pour les jeunes
    On craint que les cigarettes électroniques avec leurs arômes et leur marketing intelligent puissent agir comme une « porte d’entrée vers le tabagisme » pour les enfants et les non-fumeurs. Il n’y a aucune preuve à ce jour que cela se produise et les taux de tabagisme chez les adultes et les enfants continuent à tomber. À compter du 1er octobre 2015, il est devenu illégal de vendre des e-cigarettes aux moins de 18 ans et pour les adultes d’acheter des e-cigarettes en leur nom.
  • Risque d’intoxication à la nicotine
    Il y a un risque d’intoxication par ingestion d’e-liquide, comme pour tous les produits contenant de la nicotine, les e-cigarettes et e-liquides doivent toujours être gardés hors de la portée des enfants.
  • Risque d’incendie
    Il y a eu des cas signalés d’incendies de maison causés par des batteries et des chargeurs d’e-cigarettes défectueux. Pour éviter les risques d’incendie, comme avec d’autres appareils électriques, utiliser toujours le bon chargeur et ne jamais laisser les e-cigarettes en charge sans surveillance ou toute la nuit [NDLR: attention surtout à utiliser le bon chargeur, les e-cigarettes ont fortement progressé depuis la première génération et possèdent un très bon niveau de fiabilité].
  • Utilisation d’oxygène en soin à domicile
    Les e-cigarettes ne doivent jamais être utilisées (ni leurs batteries rechargées) à proximité d’appareils d’oxygène à domicile car ont été rapportés des cas d’inflammation et de feu dans de telles circonstances [NDLR: cas véritablement très peu probable].

 

* Public Health England : Les e-cigarettes: une mise à jour des preuves (2015)

 

source : Hertfordshire Stop Smoking Service

E-cigarette et effet passerelle, un guide en huit points par Clive Bates

The counterfactual

Clive Bates, ancien directeur de l’associaiton « Action on Smoking and Health » et fervent défenseur du vaporisateur personnel, a proposé sur son bloc cet article portant sur les désormais célèbres études sur l’effet passerelle et les moyens de vérifier la véracité de leurs conclusions (traduction).

 


 

Comment ne pas être dupés par les revendications de l’effet de la passerelle

 

Parfois, des études semblent créer l’apparence de la découverte d’un « effet de passerelle » – l’idée que le vapotage implique que les jeunes évoluent vers le tabagisme.

Mise à jour : une étude sur « la passerelle  » vient d’être publiée (13 juin) et beaucoup de dupes sont dûment tombés pour elle […].

Méfiez-vou s! Voici un guide en huit points pour l’évaluation de ces études et des revendications politiquement motivées qui vont souvent avec.

 

1. Est-ce que ce que l’on entend par effet de passerelle est clair ?

 

Gardez à l’esprit une définition appropriée du problème. Par exemple, voici ce que je voudrais utiliser:

 

… Il y a un effet passerelle nocif si des jeunes qui n’auraient pas fumé se mettent à vapoter et parce qu’à cause du vapotage ils développent un tabagisme consolidé qu’ils n’auraient pas développé par ailleurs.

 

Dans cette définition, la mise en place d’une option de vapoter provoque le comportement du problème plus grave, le tabagisme. Mais vous avez besoin de savoir ce qui se serait passé en l’absence d’e-cigarettes – quelque chose qui est notoirement difficile à prévoir, et aucune étude à ce jour ne l’a fait – et on ne sait pas trop comment elles le peuvent.

Actualisé. Une autre considération est l’ampleur de ces flux. Combien de personnes ont à passer par une transition du vapotage au tabagisme causée par le vapotage avant qu’un effet de passerelle ne soit déclarée comme étant avéré ? Est-ce juste un cas d’une personne dans un endroit quelque part dans le monde ? Ou avons-nous besoin de voir un flux important de la population par cette voie avant une préoccupation matérielle c’est-à-dire comparable à d’autres voies d’accès à des comportements à risque ? Alors quel seuil devrait être appliqué, et quel test mesurerait si un tel seuil a été atteint ?

 

2. Pause pour une vérification de la réalité

 

Si les e-cigarettes créent vraiment un effet de passerelle, y a-t-il beaucoup de jeunes fumeurs apparaissant de l’autre côté de la passerelle ? Si le tabagisme en en train de décliner rapidement, cela devrait renforcer votre scepticisme au sujet des allégations de la passerelle.

En fait, le tabagisme chez les adolescents aux États-Unis est en baisse et en baisse rapide. L’Enquête sur les Comportements à Risque de la Jeunesse CDC contient des données et un tableau révélateurs – retracés par mes soins montrant un déclin rapide de la prévalence du tabagisme, y compris la plus problématique prévalence du tabagisme fréquente et quotidienne.

 

 

On pourrait objecter que le tabagisme serait tombé encore plus vite qu s’il n’y avait eu aucune e-cigarette. Mais en réalité le taux de déclin (variation en pourcentage annualisé de la prévalence du tabagisme) entre 2013 et 2015 est la plus rapide dans ce jeu de données et coïncide avec la montée des e-cigarettes.

 

 

Peut-être que le taux de variation de la baisse serait encore plus fort sans e-cigarettes… ? (et il pourrait continuer). Mais alors une théorie héroïque est nécessaire pour expliquer ce qui motive les taux de tabagisme sous-jacents si vite, alors que les e-cigarettes et un effet de passerelle sont en quelque sorte en train de les pousser à reculer ? Ce n’est simplement pas plausible. Remarque, j’ai pris soin de ne pas dire que ces tendances prouvent de façon concluante qu’il n’y a pas d’effet de la passerelle. Elles ne le font pas. Mais elles rendent plus difficile le fait d’expliquer pourquoi une étude qui prétend avoir découvert un effet de passerelle peut être conciliée avec une tendance à la baisse abrupte du tabagisme. Si les taux de tabagisme avaient été en train de monter ou caler, les partisans de l’effet de la passerelle seraient cités comme preuve prima facie.

 

3. L’ordre dans lequel l’initiation au vapotage ou au tabagisme se produit n’a pas d’importance

 

Il est sans importance de savoir qui vient en premier – la première bouffée sur une e-cigarette ou la première bouffée de cigarette. Il est préférable de penser à une période d’expérimentation ou d’amusement finissant par la consolidation d’habitudes plus enracinées. L’effet de passerelle se pose si l’habitude de vape provoque une habitude de fumer qui autrement n’aurait pas surgi.

 

4. Qu’est-ce qu’ils entendent par « fumer » et « vapoter » ?

 

Si une enquête caractérise le tabagisme ou le statut de vapotage par la mesure « déjà utilisé » – c’est-à-dire qu’elle compte quelqu’un comme un vapoteur s’ils ont seulement pris une seule bouffée, et idem pour le tabagisme, elle n’est pas réellement en train de mesurer la vapotage ou les habitudes tabagiques. Elle est la mesure de l’expérimentation ou « de faire l’imbécile et être un enfant ». Elle peut être en train de faire la découverte étonnante que « les gens qui essaient des choses, essaient des choses « . Quelque chose que nous avons discuté avant – voir un papier du JAMA trouve que certains adolescents expérimentent des trucs – alors quoi ? […]

Comment suppose-t-on que le fait de jouer avec une e-cigarette soit censé causer quoi que ce soit ? Une approche réaliste compterait les habitudes de vapotage et de tabagisme comme usage fréquent – tous les jours ou plusieurs fois par semaine.

La situation « déjà utilisé » est particulièrement inutile comme mesure car elle pourrait être celle arrivant après avoir essayé le vapotage ou le tabagisme, l’utilisateur ne l’aimait pas et s’est arrêté. Quelle part d’un problème représente quelqu’un qui a essayé le vapotage, essayé la cigarette puis a continué à ne faire ni l’un ni l’autre ? Si l’étude mesure seulement le fait d’avoir utilisé, les auteurs n’ont aucune idée de combien de leurs sujets sont ou ont été régulièrement vapoteurs. Les supposés enfants étaient juste en train de bricoler avec des e-cigarettes mais ne sont pas devenus des vapoteurs réguliers et ont opté pour les cigarettes à la place ? Peut-être que ce qui aurait fait la différence pour eux aurait été plus des e-cigarettes plus attrayantes s’adressant spécifiquement à eux !

 

5. La nicotine a-t-elle été utilisée dans les e-cigarettes ?

 

La plupart des théories de passerelle qui s’appuient sur un modèle de dépendance à la nicotine – c’est-à-dire l’adolescent devient accro à la nicotine via la vape et continue ensuite à fumer pour atteindre un plus grand succès de la nicotine. Mais nous savons déjà que seule une petite minorité d’adolescents disent qu’ils utilisent la nicotine dans les e-cigarettes. L’enquête Suivi de l’Avenir de Université américaine du Michigan suggère qu’aussi peu que 22 % d’entre eux ont peut-être utilisé de la nicotine, voir ce graphique de Suivi de l’Avenir avec mes annotations en rouge :

 

 

Si l’étude n’a pas vérifié si la nicotine était utilisée, elle ne nous dit probablement pas grand chose ou quoi que ce soit. Compte tenu de la difficulté de réellement montrer s’il existe un lien de causalité (voir ci-dessous) à partir de modèles d’utilisation, un autre brin de preuve peut être de chercher des procurations pour les mécanismes de causalité potentiels. Si elles sont absentes ou petites, cela peut donner une plus grande confiance que l’étude ne montre aucune raison de s’inquiéter.

 

6. Soyez clair sur association vs. causalité et confusion

 

Une étude révèle une forte association entre deux comportements, A (p. ex. la vapotage) et B (p. ex. le tabagisme) – par exemple, l’étude constate de fortes chances que quelqu’un qui vape ou a vapé dans le passé fume aussi ou a fumé par le passé. Trois mécanismes sont possibles pour expliquer cela.

  • A cause b : ils ont trouvé un « effet de passerelle ».
  • B cause A : c’est ce que vous verriez si de jeunes fumeurs ont bien voulu essayé la vape pour cesser de fumer ou réduire leur dépendance sur le tabagisme. L’utilisation de l’e-cigarette n’arrive que parce qu’ils fumaient. Ceci est connu comme « la relation inverse ».
  • C (un troisième facteur ou un ensemble de facteurs) provoque et A et B : peut-être que les mêmes choses qui incitent les adolescents à fumer les incitent également à la vape (par exemple tabagisme parental, nature rebelle, liaison de pairs etc.). Ceci est parfois appelé « responsabilité partagée » ou « responsabilité commune » (voir Vanyukov MM et al., 2012). Plus généralement, cet effet est connu comme « confusion ».

Avant que n’importe qui ne puisse prétendre que A cause B (un effet de passerelle), ils devront tenir compte de ce qui se passerait en l’absence d’e-cigarettes – dans le cas des explications 2 et 3, les enfants se seraient simplement mis à fumer : l’émergence de l’e-cigarette est une diversion à fumer et est positif pour la santé. Ceci est examiné dans mon annonce : nous devons parler aux enfants – l’effet de passerelle examiné dans laquelle je montre que les voies les plus susceptibles que les jeunes prennent s’améliorent avec l’ajout d’e-cigarettes comme des alternatives à fumer. Dans un récent article excellent, Levy et al explore des thèmes similaires. La troisième option ci-dessus est le sens mécanisme plausible le plus courant pour expliquer une forte corrélation entre vapotage et tabagisme.

 

7. Les mesures de la prédisposition au tabagisme sont-elles fiables ?

 

Certaines études essaient à surmonter le problème de confusion (3 ci-dessus) en utilisant des mesures de « prédisposition » – c’est-à-dire en mesurant les caractéristiques personnelles qui permettent de prédire le tabagisme ou le vapotage. S’ils trouvent un grand nombre de personnes qui seraient susceptibles de fumer, mais qui allient vape et tabagisme, ils peuvent avoir trouvé une preuve circonstancielle pour un effet de passerelle. Et bien, c’est la théorie de toute façon. Le problème est qu’il s’agit d’une science très inexacte, c’est effectivement très difficile de prédire qui fumera, qui vapera et qui ne fera ni l’un ni l’autre.

Un moyen courant de mesurer la sensibilité est de demander à un jeune public s’ils ont l’intention de fumer dans l’avenir. Sauf s’ils répondent « non, jamais » ils sont considérés comme susceptibles. Mais toutes sortes de choses changent dans une vie d’adolescent et ces engagements sont loin d’être contraignant ! Une bonne façon d’examiner l’utilité d’une mesure de la sensibilité est de voir combien de personnes jugées sensibles vont fumer. Si c’est seulement une fraction modeste, alors la mesure n’est probablement pas suffisante lorsqu’elle est utilisée à l’inverse – pour montrer que les adolescents qui sont considérés comme « non sensibles » continuent vers la vape et/ou la fumée.

Un fait le plus évident est que les adolescents changent tout le temps – leur attitude au tabagisme pourrait être résolument contre un jour, mais alors une nouvelle petite amie ou petit ami pourrait les influencer dans le sens inverse le lendemain.

 

8. Assurez-vous que des « passerelles de sortie » sont prises en considération

 

Est-ce que l’étude cherche des gens qui auraient fumé mais vapent plutôt ? Les voies du tabagisme vers la vape sont-elles convenablement explorées ? L’étude comprenait-elle ceux qui fumaient dans la référence, afin que nous poussions suivre ce qui leur est arrivé s’ils vapaient  ? Ils seraient peut-être devenus vapoteurs ou auraient complètement cessé via la vape ? Présentant uniquement le changement de comportement des vapoteurs, et non des fumeurs, ceci crée une forte distorsion à la référence en décrivant l’interaction tabagisme-vapotage.

Plus largement, l’étude considère-t-elle toutes les voies dans et hors des produits nicotinés combustibles (très nocifs) et non combustibles (pas très nocifs) ? Par exemple à l’aide d’un modèle de ce genre de Cobb C et al… et si non, pourquoi l’étude regarde-t-elle juste une partie de ce système de transitions possibles ? Pour ce faire, cela constitue un aveu implicite de partialité de l’enquêteur.

 

 

De la modélisation de Markov et al. C. Cobb Pour Estimer l’Impact sur la Population des Nouveaux Produits du Tabac : une Étude de Validation. Science de Réglementation du Tabac. 2015 ; 1 (2) : 129-141

 

Dernier commentaire

 

Il y a tout simplement de trop nombreux articles académiques désespérément biaisées créant de ridicules revendications basées sur des données et méthodes qui ne pourraient jamais décrire un effet de passerelle. Nous devons examiner ce qui se passe pour les grandes tendances au tabagisme chez les jeunes, et cela montre le déclin rapide du tabagisme et à un rythme plus rapide que la vape a augmenté. Quand vous regardez le tableau complet, les données beaucoup plus cohérentes avec la passerelle de la vape étant plus une « sortie » du tabagisme qu’une entrée. Si les militants, les régulateurs et les politiciens réalisaient que la vape était plus susceptible de réduire le tabagisme chez les adolescents que de l’augmenter, ils pourraient être moins enclins à empiler des coûts réglementaires extrêmes, les charges et les restrictions et compromettre ainsi les options offertes aux adultes de passer du tabac à la vape.

Les fausses études sur la passerelle font partie d’un malaise plus large dans la « lutte contre le tabagisme » et la santé publique. Une lecture suggérée et un message secret à la Campagne pour des Enfants sans Tabac, CDC, ALA, ACS, etc. pour « aborder le 21e siècle » est ici :

Kozlowski LT, Abrams DB. Des thèmes de contrôle du tabac obsolètes peuvent s’avérer dangereux pour la santé publique : la nécessité d’actualiser les points de vue sur la réduction absolue des risques du produit et méfaits. BMC Public Health 2016 ; 16:432.

 

source : Clive Bates

 

La nicotine sans fumée : réduction des méfaits du tabac

Royal College of Physicians

Le Royal College of Physicians (RCP), institution fondée en 1518 et l’une des organisations de médecine les plus actives, s’est attaché au cas de la cigarette électronique dans le cadre d’une réduction des problèmes liés au tabac. Il a ainsi publié un rapport intitulé « La nicotine sans fumée ».

 

La nicotine sans fumée : réduction des méfaits du tabac

 

 

Royal College of Physicians

 

Voici la traduction des recommandations apportées par RCP.

 

Ce rapport vise à fournir une récente mise à jour sur l’emploi de la réduction des méfaits dans le tabagisme, par rapport à tous les produits de nicotine sans tabac et en particulier les e-cigarettes. Il conclut que, pour tous les risques impliqués, la réduction des méfaits a un potentiel énorme pour empêcher la mort et l’incapacité de par l’usage du tabac, et d’accélérer notre progression vers une société sans tabac.

 

Principales recommandations

 

  • Le tabagisme est la principale cause évitable de décès et d’invalidité, et d’inégalité sociale en matière de santé, au Royaume-Uni.
  • La plupart des dommages à la société et aux personnes causés par le tabagisme dans un avenir à court terme se produiront chez les personnes qui fument aujourd’hui.
  • La poursuite vigoureuse des politiques de lutte antitabac classiques encourage davantage les fumeurs à cesser de fumer.
  • Cesser de fumer est très difficile et la plupart des adultes qui fument aujourd’hui continueront à fumer pendant de nombreuses années.
  • Les gens fument parce qu’ils sont dépendants à la nicotine, mais subissent un préjudice par d’autres composants de la fumée de tabac.
  • La fourniture de nicotine à laquelle les fumeurs sont accros sans les composants nocifs de la fumée du tabac peut empêcher la plupart des dommages causés par le tabagisme.
  • Jusqu’à récemment, les produits de nicotine ont été commercialisés en tant que médicaments pour aider les gens à cesser de fumer.
  • La Thérapie de Remplacement de la Nicotine (TRN) est plus efficace pour aider les gens à arrêter de fumer lorsqu’elle est utilisée conjointement avec la contribution et le soutien de professionnels de la santé, mais beaucoup moins lorsqu’elle est utilisée par sa seule initiative.
  • Les e-cigarettes sont commercialisées en tant que produits de consommation et se révèlent beaucoup plus populaires que la TRN comme substitut et concurrent pour les cigarettes de tabac.
  • Les e-cigarettes semblent être efficaces lorsqu’elles sont utilisées par les fumeurs comme une aide à cesser de fumer.
  • Les e-cigarettes ne sont pas actuellement faites aux normes de médicaments et sont probablement plus incertaines que la TRN.
  • Cependant, le danger pour la santé découlant de l’inhalation à long terme de vapeur à partir des e-cigarettes disponibles aujourd’hui ne devrait pas dépasser 5% du préjudice causé par le tabac à fumer.
  • Les évolutions technologiques et les normes de production améliorées pourraient réduire le risque des e-cigarettes à long terme.
  • Certains craignent que les e-cigarettes puissent augmenter la consommation de tabac par re-normalisation de l’acte de fumer, agissant comme une passerelle au tabagisme chez les jeunes, et d’être utilisée pour une abstinence de fumer temporaire, non permanente.
  • À ce jour, il n’y a aucune preuve que l’un de ces processus se produise à un degré significatif au Royaume-Uni.
  • Au contraire, les données disponibles à ce jour indiquent que les e-cigarettes sont utilisées presque exclusivement comme des alternatives plus sûres au tabac fumé, par des fumeurs confirmés qui tentent de réduire les dommages à eux-mêmes ou d’autres personnes par le tabagisme ou d’arrêter de fumer complètement.
  • Il y a un besoin de réglementation pour réduire les effets négatifs directs et indirects de l’utilisation de la e-cigarette, mais cette réglementation ne devrait pas être autorisée de manière significative pour limiter le développement et l’utilisation des produits de réduction des risques par les fumeurs.
  • Une stratégie réglementaire devrait donc adopter une approche équilibrée en cherchant à assurer la sécurité des produits, permettre et encourager les fumeurs à utiliser le produit au lieu du tabac, et de détecter et de prévenir les effets qui contrent les objectifs généraux de la politique de lutte contre le tabagisme.
  • L’industrie du tabac est devenue impliquée dans le marché de la e-cigarette et peut être attendue à essayer d’exploiter ces produits sur les cigarettes de tabac du marché, et de porter atteinte plus largement au travail de lutte contre le tabagisme.
  • Cependant, dans l’intérêt de la santé publique, il est important de promouvoir l’utilisation des e-cigarettes, TRN et autres produits de nicotine sans tabac aussi largement que possible comme un substitut à fumer au Royaume-Uni.

 

source : Royal College of Physicians

La page de l’Aiduce sur Wikipedia supprimée

Wikipedia

En toute discrétion, la page de la célèbre « Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique » a été supprimée du non moins célèbre site Wikipedia.org voici une dizaine de jours.

 

Association Indépendante des Utilisateurs de Cigarette Électronique

Alors que, par exemple, les géants du tabac conservent le droit d’être présents sur l’encyclopédie libre, Wikipedia invoque un motif de non conformité :

Les associations et organisations de tous types (non-gouvernementales, professionnelles, académiques, caritatives, etc.) peuvent faire l’objet d’articles sur Wikipédia, si :

  • l’association est déjà mentionnée dans une encyclopédie généraliste de référence (Britannica, Larousse, Universalis, etc.)
  • ou si l’association a été l’objet principal d’au moins trois articles, sur trois années différentes, dans des publications d’envergure nationale (publications de presses universitaires ou de grands éditeurs, journaux tels que Le Monde, le Times, le Herald Tribune, etc.). Les articles de presse à l’initiative de l’association ne comptent pas.

 

Toutefois, il est dommage que l’Aiduce ne bénéficie par de dérogations de par son importance pour le monde de la vape via le nombre de vapoteurs qu’elle représente.

On veillera à argumenter scrupuleusement les dérogations éventuelles, afin que les motifs d’un éventuel changement de la « jurisprudence » de la communauté puissent être par la suite appliqués aux associations similaires.

 

À quelques jours de la transposition de la Directive sur les Produits du Tabac en France, il s’agit d’un signe négatif adressé à celles et ceux voulant agir pour leur santé.

 

Wikipedia


 

 

Afin d’éviter que le contenu de cet article ne soit perdu dans les méandres et oublis incessants de la toile, voici ce que les écrits que cette page précisaient (issus du cache de Google) :

 


 

Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique

Aiduce sur Wikipedia

L’Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (AIDUCE) est une association loi de 1901 créée en janvier 2013 ayant pour but de défendre la cigarette électronique) et ses usagers, en dehors de tous liens avec l’industrie du tabac ou l’industrie de la cigarette électronique.

L’association est régulièrement citée dans les médias quand le sujet de la cigarette électronique est traité. Son président Brice Lepoutre donne de nombreux interviews dans les médias nationaux. L’Aiduce participe également à des travaux de normalisation du dispositif et est régulièrement invitée dans les colloques scientifiques sur le tabagisme et la réduction des risques liés au tabac.

Sommaire

  • 1 Historique de l’Aiduce
  • 2 Objets de l’association
  • 3 Ses actions
    • 3.1 Dans les grandes lignes
    • 3.2 Plus en détail
  • 4 Quelques interventions dans les médias
  • 5 Les publications de l’Aiduce
  • 6 Notes et références
  • 7 Voir aussi
    • 7.1 Liens externes
    • 7.2 Articles connexes

Historique de l’Aiduce

Début 2013, alors que l’Europe se proposait de classer la e-cigarette comme médicament1, les vapoteurs craignaient de voir disparaître le matériel qui leur avait permis d’arrêter ou de réduire leur tabagisme au profit de dispositifs jugés par eux peu efficaces, disponibles uniquement en pharmacie.

En janvier 2013, de nombreux vapoteurs issus des forums ecigarette-public et forum-ecigarette se réunirent donc pour créer l’Aiduce – Association Indépendante Des Utilisateurs de Cigarette Électronique – association loi de 1901 2 ne fonctionnant que sur la base du bénévolat. Leur indépendance était également primordiale pour écarter tout conflit d’intérêt possible avec les parties prenantes concernées, industriels, distributeurs, administrations notamment.

À sa création, Brice Lepoutre est nommé président de l’association.

Se première mission lui sera confiée immédiatement par le Pr Bertrand Dautzenberg qui demande à l’association de participer à la relecture et correction du rapport de l’Office français de prévention du tabagisme sur la cigarette électronique3, rapport remis à Mme Marisol Touraine, ministre de la santé, en mai 2013.

Objets de l’association

L’objet de l’association, figurant dans ses statuts 20154 est :

  • de représenter, en France et en Belgique, les utilisateurs de cigarettes électroniques et de défendre leurs droits ;
  • de mener à cette fin toutes actions auprès des médias, des représentants politiques, administratifs ou industriels, et de l’opinion publique ;
  • d’engager, dans les limites de ses possibilités et après en avoir apprécié l’opportunité, tout recours amiable ou contentieux devant les instances civiles ou administratives françaises, belges ou supranationales en vue de concourir à la réalisation des objets ci-dessus.

L’Aiduce est aujourd’hui un interlocuteur reconnu dans le domaine de la cigarette électronique. Elle est en relation avec les organisations défendant la réduction des risques comme Fédération Addictologie, le Respadd, SOS Addictions. Elle est l’un des interlocuteurs privilégiés des médias quand un sujet d’actualité concernant la cigarette électronique est à la une et que l’avis des utilisateurs est sollicité.

En mai 2015, elle se dote d’un conseil scientifique sous la coordination du Dr Philippe Presles afin d’apporter à la voix des vapoteurs plus de crédibilité dans le domaine de la santé.

Ses actions

Dans les grandes lignes

L’association communique auprès des médias souhaitant connaître l’avis des vapoteurs sur l’actualité et les sensibilise, ainsi que le public et les politiques, aux enjeux de la vape. Elle a participé à la relecture et à la correction du rapport sur la e-cigarette remis en 2013 par le Pr Dautzenberg au ministère de la santé3, ainsi qu’aux travaux de normalisation AFNOR5. Elle a rencontré le cabinet du Ministre de la santé6, et été reçue par la commission santé au Sénat7 avec le Dr Presles, coordinateur du conseil scientifique de l’Aiduce.

Elle met à disposition des vapoteurs des outils leur permettant d’expliquer et d’argumenter : le livret “Il paraît que… Les idées reçues sur la vape”, des brochures et un magazine. Elle effectue une veille bibliographique aussi exhaustive que possible des études scientifiques menées sur la vape et tient à jour un dossier qui recense ses actions clés 8.

Plus en détail

Le 23 février 2013 la création2 de l’association est publié au journal officiel. Dès le mois de mars 2013 l’association réalise sa première intervention média sur Europe 1 lors du débat de 19h face au professeur Bertrand Dautzenberg. Ce même mois une pétition est lancée contre la proposition de médicaliser le vaporisateur personnel. Elle recueillera 39 324 signatures9. Toujours en mars 2013, une dépêche Reuters fait état de l’AIDUCE, à la suite des propos de Marisol Touraine voulant assimiler la vape au tabac.

Au cours du mois d’avril 2013 la contribution de l’association est sollicitée pour la relecture du brouillon du rapport de l’OFT3.

En mai 2013, l’association ouvre les adhésion. Elle publie une lettre ouverte à la Ligue Contre le Cancer, au député Monsieur Thierry Lazzaro et à Madame Marisol Touraine et participe à l’émission « Europe 1 midi ».

En juin 2013 l’association participe à son premier plateau télé en direct sur France 5 pour la dernière émission de Paul Amar. Elle sera reçue ce même mois à la Direction Générale de la Santé (DGS).

En juillet 2013 on note une participation à un débat lors de l’émission « le téléphone sonne » sur France Inter, puis répond à une interview pour Le Parisien. C’est également en juillet 2013 que se déroule la première manifestation à l’appel d’AIDUCE devant le parlement Européen de Bruxelles.

Au cours du mois d’aout 2013, AIDUCE sera sollicitée pour plusieurs interviews à la suite de la parution d’un article polémique par 60 Millions de consommateurs.

En septembre 2013, l’association envoi un rapport10 à tous les eurodéputés de la Commission ENVI. En octobre 2013 une nouvelle manifestation se déroule devant le Parlement Européen de Strasbourg11. A cette occasion la pétition citée plus haut est remise à l’euro-député à Mme Rebecca Taylor, elle a recueilli 39 324 signatures . Cet évènement est couvert médiatiquement par la plupart des chaines télés, radios et des médias papier.

En décembre 2013 se déroule une première réunion12 INC avec l’OFT et le CACE sur la normalisation de l’étiquetage.

En janvier 2014, AIDUCE participe avec d’autres associations européennes à l’envoi d’une lettre à tous les eurodéputés, laquelle dénonce l’accord issu du Trilogue. Ce même mois voit AIDUCE participer à une conférence-débat sur la cigarette électronique organisée par le CNAM13.

En février 2014 Aiduce annonce que la transposition de l’article 20 de la TPD sera contestée en justice dès sa transposition en droit français14. Un colloque organisé par le RESPADD en mars 2014 sur le thème : « Cigarette Électronique, une révolution est en marche » sollicite la participation d’AIDUCE. En juin 2014, l’association participe au « Global Forum on Nicotine » à Varsovie pour « présentation de l’état de la vape en France et actions de l’Aiduce », puis lors de Conférence Publique Oppelia sur le thème « Ne plus avoir peur de la cigarette électronique ». En septembre 2014 s’opère un rapprochement avec l’association belge ABVD15 qui devient la branche belge de l’AIDUCE. En septembre 2014 AIDUCE s’associe au courrier adressé à l’OMS par l’European Vapers United Network au nom de toutes les associations européennes16. Lors du mois d’octobre 2014, AIDUCE est reçue au Cabinet du Ministère de la Santé6. Lors de l’Ecig Summit de Londres en novembre 2014 sont présentés les résultats de l’enquête « Qui sont les vapoteurs ? » réalisée par AIDUCE 17. En février 2015 Aiduce lance une pétition à destination du Parlement concernant le projet de loi relatif à la santé. Plusieurs média reprennent la Charte pour le bon usage de la cigarette électronique en entreprises18 réalisée par AIDUCE en collaboration avec SOS Addictions et la Fédération Addiction.

En mars 2015 manifestation à Paris aux côtés des professionnels de santé contre le projet de loi santé La conférence de presse de présentation des deux premières normes AFNOR19 sur la cigarette électronique se déroule en avril 2015.

Aiduce est auditionnée7 par la Commission Santé au Sénat en juillet 2015, puis en août elle informe par courrier le Sénat de la position du Public Health England20.

Un communiqué de presse commun avec le REPSADD, Fédération Addiction et SOS Addictions21 est publié en août 2015.

1ères rencontres de la Vape à la Maison de la Chimie à Par!s en Octobre 2015.

Novembre 2015, participation à la Journée Européenne de la Cigarette Electronique22.

Audition auprès du Haut Conseil de la Santé Public en janvier 201623.

Quelques interventions dans les médias

Dès mars 2013, L’Aiduce (ou ses représentants) est régulièrement interviewée ou citée dans les médias24.

  • RFI25 le 6 janvier 2014, débat avec le Pr Bertrand Dautzenberg et Brice Lepoutre.
  • Euronews26 le 24 janvier 2014, intervention de Sébastien Bouniol, vice-président de l’Aiduce.
  • E-Cig Magazine no 2 4 pages dédiées à l’Aiduce avec interview de son président Brice Lepoutre27.
  • RMC28 le 31 mai 2014, interview de Brice Lepoutre par Jean-Jacques Bourdin
  • Europe 129 le 2 mai 2014, interview de Brice Lepoutre à propos de l’interdiction dans les lieux publics.
  • Europe 1 le 29 mai 201430, débat avec Brice Lepoutre, Albert Hirsch, le Pr Bertrand Dautzenberg, Eve Roger et François Bourbillon.
  • Libération31 le 26 août 2014, intervention de Brice Lepoutre.
  • Sud Radio32 le 29 août 2014, débat avec le Dr Hirsch et le Dr Presles.
  • France inter Le Téléphone Sonne33 le 2 septembre 2014 avec Brice Lepoutre.
  • Huffington Post34 le 25 septembre 2014, interview de Brice Lepoutre sur l’éventuel recours devant le Conseil d’État.
  • Le Temps35 le 17 novembre 2014, intervention de Brice Lepoutre sur le tassement du marché de la vape.
  • Santé magazine 36le 22 janvier 2015, interview de Brice Lepoutre à propos d’une étude américaine contestée.
  • Pourquoi docteur37 le 26 janvier 2015, interview de Brice Lepoutre à propos des normes AFNOR.
  • Radio Notre Dame38 le 25 mars 2015, débat avec Jacques Le Houezec, Gérard Mathern et Brice Lepoutre.
  • Challenges39 le 31 mars 2015, interview de Brice Lepoutre quant à l’interdiction dans les lieux publics.
  • LCI40 le 3 avril 2015, interview de Brice Lepoutre sur les normes AFNOR.
  • Le Parisien41 le 3 avril 2015, intervention du Dr Philippe Presles sur la charte de bonne conduite.
  • BFMtv42 le 17 avril 2015, interview de Brice Lepoutre concernant l’étude norvégienne.
  • iTélé le 18 mai 201543, interview de Brice Lepoutre à propos d’un incident de batterie.
  • RTL Midi le 5 août 201544, interview de Brice Lepoutre sur le marché de la vape.
  • Allo Docteur sur France 5 45 le 1er septembre 2015, le Dr Anne Borgne aborde le rôle de l’association.
  • Paris Match le 11 septembre 201546, intervention de Brice Lepoutre et du Dr Philippe Presles au sujet des débats en cours au Sénat.
  • Santé Magasine janvier 201647, interview de Brice Lepoutre à propos du livre 1000 messages pour la vape.
  • 18 janviers 2016, interview de Brice Lepoutre sur Sud Radio au sujet de l’interdiction de vapoter au travail48.
  • 2 février 2016, interview de Brice Lepoutre dans l’émission La Quotidienne49.
  • 7 mars, interview de Brice Lepoutre sur Arté dans l’émission Vox Pop50.

Les publications de l’Aiduce

  • La vape au travail
  • La cigarette électronique : les modèles
  • Les clearomiseurs
  • L’électricité et la vapote
  • Être vapoteur écoresponsable
  • Vape et sécurité
  • Les idées reçues sur le vaporisateur personnel
  • Charte de la vape en entreprise
  • Le magazine Aiduce51 – 6 numéros et 4 hors-série au 6 septembre 2015
  • Tout savoir pour débuter la vape

Notes et références

Références Aiduce Wikipedia

Voir aussi

Liens externes

Articles connexes

La cigarette électronique

 

 

Dr Farsalinos : « un scandale de santé publique »

Hong Kong

Sur son blog, le Dr Farsalinos s’est insurgé contre une étude trompeuse de l’Université Baptiste de Hong Kong ayant déclaré que le vaporisateur personnel serait un million de fois plus nocif que l’air de cette ville.

 

Hong Kong

 

Voici la traduction :

 

Un professeur de biologie de Hong Kong ne peut pas comprendre la différence entre ml d’e-liquide et ml d’air respirable

 

Par Dr Farsalinos

Aujourd’hui, je reçu un grand nombre de messages à propos d’une nouvelle histoire effrayante dans les médias, en provenance de Hong Kong. L’histoire dit que les e-cigarettes sont « un million de fois » plus nocives que l’air extérieur. Je fus intrigué de voir ce que ce genre d’histoire était, et encore une fois je fus choqué. Non seulement c’est une autre histoire très éloignée de la vérité, mais, si la déclaration d’un professeur adjoint de biologie est rapportée avec précision, c’est une honte totale pour le scientifique, le département et l’université.

Sans publier tous les détails et sans signaler quoi que ce soit sur ​​la méthodologie et les échantillons testés, les scientifiques de l’Université Baptiste de Hong Kong ont dit ils ont testé 13 types de cigarettes électroniques disponibles sur le marché local et ont trouvé des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) à des niveaux de 2,9 à 504,5 ng par ml (ng / ml). Essayant de comparer cela aux niveaux d’air extérieur, le Dr Chung Shan-shan, professeur adjoint au département de biologie de l’université a déclaré : « [Le niveau de HAP] dans les e-cigarettes est au moins un million de fois plus élevé que l’air en bordure de route à Hong Kong ». Mais comment cette comparaison est-elle faite ?

Tout d’abord, la définition des HAP est : « une classe de polluants environnementaux créés principalement de la combustion incomplète de divers matériaux organiques y compris le tabac ». Nous savons tous qu’il n’y a pas de combustion complète ou incomplète de toute matière dans les e-cigarettes, donc je doute vraiment de savoir si leurs conclusions sont valables. Bien sûr, il n’y a aucune étude publiée, aucune méthodologie ou tout autre détail mentionné ; ceci est juste une histoire de médias. Au-delà de cela, j’ai fait une recherche rapide en ligne pour trouver les niveaux de HAP dans l’air extérieur à Hong Kong (désolé, j’ai d’autres choses à faire et je ne peux pas perdre plus de mon temps pour ce rapport). J’ai trouvé un papier à partir de 1998, trouvant des niveaux de HAP jusqu’à 48 ng / m3 (mètre cube = 1.000.000 (millions) mL) à Hong Kong. Ainsi, les concentrations dans l’air extérieur sont de 48 ng par 1.000.000 ml. Évidemment, le scientifique cité dans l’histoire médiatique a comparé des millilitres d’air avec des millilitres d’e-liquide. Cela n’est pas de la désinformation, pas de la mauvaise interprétation et pas une erreur mathématique. C’est simplement et outrageusement ridicule…

Le volume moyen d’air respiré quotidiennement par des humains est 20m3 (= 20.000.000 ml). Contrairement à cela, un vapoteur consomme en moyenne 3ml de liquide (selon notre enquête). Ainsi, les concentrations dans l’air extérieur à Hong Kong se traduirait par une exposition quotidienne totale de 960 ng. Les niveaux d’exposition de liquides d’e-cigarettes (tels que testés par l’université de Hong Kong et en supposant qu’ils soient corrects) sont de 9-1500 ng. C’est de 99% de moins à 50% de plus que l’exposition à l’air extérieur (ou, pour l’ exprimer différemment, 100 fois moins à ½ fois plus). Ainsi, l’énoncé « niveaux 1.000.000 fois plus élevé » est complètement faux.

Il ne faut pas oublier que les cigarettes électroniques sont (et doivent être) utilisées comme substituts du tabac. Les auteurs ont dit qu’ils ont mesuré les HAP dans les cigarettes de tabac et ont trouvé 5,6-6,3 ng / ml. Tout d’abord, les cigarettes de tabac sont solides, non liquides ou gazeuses. Ainsi, il n’existe pas de ml de cigarettes de tabac, ils devraient mentionner le poids du tabac. Mais voici le hic : la fumée de tabac de cigarette est connue pour contenir environ 1,6 ug de HAP par cigarette (qui est, 1600 ng / cigarette). Pour mesurer cela, nous fumons la cigarette selon la norme ISO (1 bouffée de 35ml de volume toutes les 60 sec). Dans 10 bouffées (nombre habituel de bouffées pour consommer 1 cigarette), vous prenez environ 350 ml de volume de fumée de cigarette de tabac. Ainsi, si vous exprimez le niveau de HAP par ml de volume de bouffée, vous obtenez : 1600/350 = 4,5 ng / ml. En fait, ils ont trouvé un peu plus que cela (environ 2200 ng / cigarette), mais assez proche. Mais comment pouvez-vous comparer des millilitres de fumée de cigarette de tabac inhalée avec des millilitres d’e-liquide ? C’est simplement une blague. La vérité est que 1 cigarette de tabac contient de loin plus de PAH que ce qu’ils ont indiqué avoir trouvé dans 1 ml de liquide (qui est d’un tiers de la consommation quotidienne).

Il n’y a que deux possibilités : soit les scientifiques n’ont aucune idée de ce dont ils parlent, ou ils sont délibérément en train de désinformer le public et les organismes de réglementation. Pire encore, ils créent la panique chez les vapoteurs (la grande majorité d’entre eux sont d’anciens fumeurs), avec le risque de les faire rechuter vers le tabagisme. Ceci est un cas typique de désinformation grossière et d’extrêmement pauvre science. Littéralement, un scandale de santé publique… Les rapporteurs de cette « étude » (et non les auteurs, parce qu’il n’y a pas d’étude publiée) doivent présenter des excuses immédiatement au public pour avoir créé de cette histoire à partir de rien.

 

source : Dr Farsalinos

Le Figaro : « Où en est la cigarette électronique ? »

Le Figaro

Le Figaro s’est posé la question de savoir où en est la cigarette électronique et y a répondu par l’intermédiaire du Professeur Gérard Dubois, membre de l’Académie Nationale de Médecine et professeur émérite de santé publique.

 

Le Figaro

 

Pour rappel, le fonctionnement du vaporisateur personnel est de produire un « aérosol » via un « chauffage doux » à base de propylène glycol et de glycérine végétale (glycérol), avec ajout éventuel de nicotine. Invention du pharmacien chinois Hon Lik en 2006 [ndlr: 2003], le produit a su séduire quelque 3 millions de vapoteurs à travers l’Hexagone.

Public Health England, organisme public du Royaume-Uni, a conclu dans une étude récente que la e-cig avait contribué à la baisse du tabagisme en Grande-Bretagne. Cette baisse a également existé en France et elle ne peut être imputée aux augmentations trop faibles du paquet de cigarettes : « il est donc probable que les baisses de ventes de cigarettes traditionnelles en France depuis 2012 soient liées au rapide accroissement des ventes de cigarettes électroniques » ; 400000 fumeurs français ont abandonné le tabagisme via ce produit.

 

E-cigarette vs Tabac

 

Toxicité des e-liquides ?

L’une des premières interrogations reste cependant la question de la toxicité : Public Health England a démontré que la cigarette électronique « était 95 % moins nocive que la fumée de tabac ».

La vapeur générée ne contient pas les substances toxiques obtenues par les cigarettes traditionnelles : le monoxyde de carbone et les goudrons, à l’origine d’infarctus et de cancers, sont ainsi absents. Quant au propylène glycol, classiquement utilisé dans le domaine alimentaire, il est utile de rappeler qu’il ne déclenche « aucune toxicité » à court terme à la température de 60 degrés, soit la température d’utilisation d’une e-cigarette. De même, à propos de la glycérine végétale, sa modification au substance toxique « n’est significative qu’au delà de 250 degrés ».
La nicotine est de son côté l’élément central de la dépendance tabagique ; dans le cas des e-liquides, elle n’est pas associée à des additifs augmentant ses effets, ainsi les conséquences de sa consommation sont largement réduites comparées aux cigarettes classiques.

« Une étude conclut aux effets néfastes pour des expositions d’une à huit semaines alors que la fumée de tabac aurait un effet comparable en un jour ! ». Les titres sensationnalistes apparus depuis maintenant quelques années au sujet du vaporisateur personnel sont ainsi plus affaire de buzz que d’information : il est de l’avis général « infiniment moins dangereux » que le tabac.
Treize études précisent l’importance de la présence de nicotine, qui, comparé à un produit sans nicotine, offre deux fois plus de succès d’arrêt complet d’au moins six mois. De même, davantage de fumeurs « ont réduit de plus de la moitié leur consommation sans événement indésirable grave ».

 

Toxicité

 

E-cig et passerelle

Alors que la loi Hamon de mars 2014 précise que la vente est interdite aux mineurs et que l’Académie nationale de médecine est de cet avis (mars 2015), des interrogations sont restées en suspens sur ce sujet. Une étude réalisée à Paris a montré que cette inquiétude était infondée et il a été constaté que la consommation globale de nicotine chez les collégiens avait baissé, ceci comprenant le tabac et le vaporisateur personnel. Les résultats sont rassurants et le phénomène de passerelle tant décrié n’est pas effectif. Cette même conclusion a d’ailleurs aussi été démontrée par Public Health England en août 2015 en Grande-Bretagne.

 

Cigarette électronique : argument de la passerelle

 

Publicité sur la vape

L’interdiction de publicité est pour le Professeur Gérard Dubois est logique, « sauf dans son utilisation comme méthode d’arrêt si celle-ci est reconnue » : l’argument est que les communications de ce type sont par définition adressées à un public non déterminé. S’il est vrai qu’elles touchent les fumeurs, les non-fumeurs ou les adolescents [ndlr: il est en revanche à noter qu’elles permettent de faire connaître le produit, d’accroître son développement et réduire ainsi le tabagisme : le bénéfice apparaît tout de même conséquent].

« La propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur des dispositifs électroniques de vapotage ainsi que toute opération de parrainage ou de mécénat » sera interdite en France à compter du 20 mai 2016 suite à la loi du 26 janvier 2016.
Pub

 

Recommandations et restrictions sur les e-cigs

Cette loi stipule également que certains lieux, tels que les « établissements scolaires, moyens de transport collectif fermés, lieux de travail fermés et couverts à usage collectif », seront interdits au vapoteuses et vapoteurs, alors que le vapotage passif n’existe pas.

Tandis que peu d’organismes, et c’est un euphémisme, ne souhaitent s’avancer pour recommander la cigarette électronique, « la Haute Autorité de la santé considère en revanche que, du fait de sa toxicité beaucoup moins forte qu’une cigarette, son utilisation chez un fumeur qui a commencé à vapoter et qui veut s’arrêter de fumer ne doit pas être découragée ». Dans le même esprit, le Haut Conseil de la Santé Publique a reconnu le pouvoir du vaporisateur personnel comme « aide à l’arrêt du tabac, comme mode de réduction des risques » dans un avis exprimé le 22 février 2016 : il demande à ce que la question d’une e-cigarette médicalisée (« enrichie en nicotine ») soit posée. Il est cependant favorable à une interdiction partout où il est interdit de fumer, y compris les bars, restaurants et discothèques. Se basant sur l’éventualité que le fait de vapoter dans les lieux publics pourrait inciter les fumeurs à ne pas respecter les interdictions qui leur sont imposées, beaucoup ont également demandé également à ce que la vape soit soumise au même régime.

 

Loi et cigarette electronique

 

Réglementation de la vape et avenir

L’enthousiasme des fumeurs fait que la vape est désormais installée durablement dans notre environnement. À l’évidence, certaines offensives médiatique voulant remettre ce statut apparaissent clairement « mal fondées » :
– la toxicité de l’e-cigarette est assurément négligeable comparée à celle du tabac,
– l’effet passerelle agité comme un bouclier par les détracteur n’existe pas,
– le vaporisateur personnel ne cible et n’est quasi exclusivement employé que par des fumeurs ou anciens fumeurs craignant de re-fumer un jour,
– la e-cig a participé à la réduction du tabagisme dans l’Hexagone et au Royaume-Uni

Concernant enfin le volet fiabilité, du côté de la production l’AFNOR a également fait un pas vers des normes permettant de s’astreindre à des contraintes de fabrication précises.

 

source : Le Figaro

Le tabagisme et la vape en Grande-Bretagne ? Montrez-moi les données !

Office of National Statistics

Voici la traduction d’un article de Clive Bates synthétisant les dernières données sur le tabagisme et la vape.

 

Le tabagisme et la vape en Grande-Bretagne ? Montrez-moi les données !

 

Le bureau officiel des statistiques du Royaume-Uni, le Bureau des Statistiques Nationales (« Office of National Statistics », ONS), a publié de nouvelles stats sur le tabagisme et la vape pour 2014, avec le bonus d’une enquête sur la e-cigarette pour 2015. La base géographique est la Grande-Bretagne (GB) – la différence entre la Grande-Bretagne et le Royaume-Uni est l’Irlande du Nord. La tranche d’âge est ≥ 16 ans. Belles bonnes nouvelles…

 

Office of National Statistics

 

Les matériels sources de l’ONS

 

– Si vous aimez vos données en feuilles de calcul, les nouvelles statistiques sur le tabagisme et l’e-cigarette sont ici : Avis et enquête sur le mode de vie, habitudes de tabagisme des adultes en Grande-Bretagne, 2014
– Le rapport est accessible ici : Habitudes de tabagisme des adultes en Grande-Bretagne, 2014 (PDF)
– Et il y a un rapport de graphiques ici : La plupart des gens utilisent les e-cigarettes pour les aider à cesser de fumer
– Un pack SlideShare est ici : Est-ce que les e-cigarettes aident les fumeurs à abandonner cette habitude ?

 

Quelques faits saillants

 

Je les ai regardées donc vous n’avez pas besoin de le faire… voici quelques pépites statistiques à partir des données de 2015 sur les e-cigarettes.

  •   il y a 8,8 millions de fumeurs en Grande-Bretagne
  •   2,20 millions de personnes utilisent des e-cigarettes – presque toutes sont des fumeurs (1,30 million ou 59%) ou ex-fumeurs (849 000 – 39%) – avec quelques personnes n’ayant jamais fumé (56 000 – 2,5%)
  •   un grand total de 8,7 millions de Britanniques ont utilisé ou essayé des e-cigs : 2,2 millions d’utilisateurs actuels ; 3,9 millions d’anciens utilisateurs ; 2,6 millions ont essayé, mais n’ont pas continué à utiliser les e-cigs
  •   64% des fumeurs actuels ont essayé une e-cigarette et 15% sont actuellement utilisateurs d’e-cigs – pour moi, cela représente l’avenir potentiel de la santé publique
  •   seulement 0,2% des personnes n’ayant jamais fumé sont utilisateurs actuels d’e-cigarette – ce sont les mêmes personnes que les 2,5% d’utilisateurs d’e-cig qui n’ont jamais fumé. Malgré cela – et drôlement assez – 39% de ces personnes n’ayant jamais fumé ont déclaré avoir utilisé des e-cigarettes comme une aide pour arrêter de fumer (un rappel que ce n’est pas une science exacte!)
  •   l’utilisation actuelle d’e-cigarette par les femmes est légèrement plus élevée (4,5%) que celle des hommes (4,2%)
  •   le pic de prévalence chez les hommes est de 55-64 ans (5,8%) mais il est moins âgé chez les femmes 35-44 (6,7%)
  •   deux raisons principales sont données pour l’utilisation des e-cigarettes : « perçues comme plus sûr que le tabagisme » (22%) et « comme une aide pour arrêter de fumer » (53%) – notez que celles-ci pourraient être toutes deux vraies pour de nombreux utilisateurs. Seulement 9% disent qu’ils utilisent les e-cigarettes parce qu’elles peuvent être employées en intérieur
  •   les deux tiers (67%) des utilisateurs d’e-cigarettes sont des utilisateurs quotidiens
  •   seulement 23% des utilisateurs d’e-cigarette utilisent des cigalikes (appareils qui ressemblent à des cigarettes)
  •   perceptions du risque – de façon intéressante, l’ONS a subdivisé les perceptions en « beaucoup moins » et « un peu moins » dangereux – ce qui est bon, parce que l’amplitude compte. Voici les chiffres de perception pour tous les fumeurs actuels et anciens qui n’ont pas utilisé d’e-cigarettes :
    29% – Beaucoup moins nocives que les cigarettes
    39% – Un peu moins nocives que les cigarettes
    24% – À peu près aussi nocifs que les cigarettes
  •   voici les chiffres de la perception du risque pour les utilisateurs d’e-cigarette actuels et anciens – illustrant parfaitement comment l’expérience change la perception :
    43% – Beaucoup moins nocives que les cigarettes
    33% – Un peu moins nocives que les cigarettes
    18% – À peu près aussi nocifs que les cigarettes
  •   59% de toutes les personnes ≥ 16 ans croient que les cigarettes électroniques sont sans incidence sur la santé des non-utilisateurs, 37% pensent à un impact dommageable.
  •   beaucoup d’autres chiffres et de pannes dans les sources de données énumérées ci-dessus

Tout cela constitue la plupart du temps d’assez bonnes nouvelles. En particulier, 850 000 ex-fumeurs utilisent actuellement les e-cigs et encore 720 000 ex-fumeurs ont utilisé l’e-cig dans le passé mais plus maintenant. Ceci est une proportion importante de la population fumeuse sur la période dans laquelle les e-cigs ont été à la hausse. Notez que nous ne pouvons pas dire qu’ils sont des ex-fumeurs parce qu’ils ont utilisé des e-cigarettes. La chose importante est que ce sont les ex-fumeurs. Il se peut aussi que l’utilisation de l’e-cig soit utile dans la prévention des rechutes.

Qu’est-ce que les mauvaises nouvelles ? Je pense que la raison principale de la préoccupation est la perception erronée persistante du risque du vapotage – la plupart des gens pensent qu’il est beaucoup plus dangereux que ce qui est plausible sur la base de ce que nous savons de la chimie et la physique de la vapeur d’e-liquide et de la fumée de cigarette. Moins d’un tiers de ceux de la catégorie la plus à risque (fumeurs / ex-fumeurs qui n’ont pas essayé les e-cigs) ont une perception réaliste du risque des e-cigarettes (c’est-à-dire « beaucoup moins nocif » que les cigarettes) et même parmi les utilisateurs moins de la moitié ont des perceptions réalistes (et sont susceptibles d’être plus à risque de rechute à la suite – si vous avez du mal à faire fonctionner le vapotage, pourquoi vous embarrasser si vous ne pensez pas que le risque est beaucoup plus faible ?).

Je suppose que nous pouvons remercier les déclarations sauvagement irresponsables de la santé publique universitaire et les commentateurs et le journalisme extensif peu soigné pour ce malheureux état de choses – et la protection résultante du commerce des cigarettes de la part de la menace concurrentielle d’une technologie de consommation supérieure.

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source : Clive Bates