Directive Tabac et cigarettes électroniques

Alors que le Parlement Européen a approuvé la Directive Tabac incluant les cigarettes électroniques, il est semble-t-il bon de prendre du recul sur un texte qui apparaît au final particulièrement contre-productif.

Europe

Du positif, mais surtout pas trop

Concernant les points positifs, la préservation –du moins dans un premier temps– des cigarettes électroniques rechargeables semblerait relativement actée * , l’affichage d’alertes sur la santé apparaîtrait également logique, et pour conclure la nouvelle limitation à 20 mg/ml de nicotine dans les e-liquides classiques ne semblerait pas dans l’immédiat excessivement contraignante.

Retour à la Directive Tabac

Concernant le reste du texte, les éléments en notre possession lèvent le voile sur quelques points néfastes voire critiques.

Ainsi, les tanks (réservoirs) supérieurs à 2 ml seraient interdits : la raison échappe à tout le monde. Certes, un réservoir d’e-liquide n’a pas pour vocation de contenir 50 litres, mais tout un chacun est en droit de se demander d’où provient cette limite. Pourquoi 2 ml ? Est-ce un chiffre au hasard ? Pas sûr.

2ml

Les bouteilles d’e-liquide ne pourraient pas excéder 10 ml, a priori ce n’est pas excessif, mais la même question revient : « pour quelle raison ? ». Et l’impact sur la planète est-il pris en compte ? Plus de bouteilles donnent plus de déchets pour l’environnement et un coût plus élevé pour le consommateur final qui aurait tendance à préférer des flacons de 30 ml par exemple.

10ml

La publicité serait de son côté interdite : la connaissance d’un produit bénéfique à destination des fumeurs serait alors limitée par l’absence de communication. De plus, la publicité est un terme générique, vaste, peu précis. Il s’agit certes de la publicité qui est diffusée à la télévision ou à la radio, de celle qui s’affiche dans la presse… Mais que pourrait-il arriver à celle qui existe dans les réseaux sociaux, mais également à celle des devantures de boutiques ?

Publicité

Les fabricants devraient enfin se conformer à un délai de six mois pour l’approbation de leur production, avec a priori une foultitude de formulaires à compléter, autant dire de paperasse indigeste. Quelle est l’intention d’une telle proposition ? Quelques indices permettent de l’entrevoir.. Est-il question de bloquer de nouveaux entrants dans le secteur, de stopper l’innovation et par là-même l’intérêt des fumeurs tentés par la vapot’ électronique ?

Des délais

 

Enfin… notons que l’Europe précise dans son communiqué de presse, rédigé par du personnel compétent sachant qu’un mot possède une signification précise, que les cigarettes électroniques « devraient être réglementées soit comme des médicaments si elles permettent d’arrêter de fumer, soit comme des produits du tabac » .

 

Question de monopole ?

Que cela signifierait-il ?

En France, les médicaments sont distribués par des pharmanciens, et relèvent donc du monopole des pharmaciens ; vous ne trouverez pas de médicaments en grande surface ou chez votre coiffeuse par exemple.
De même, dans l’Hexagone, les produits du tabac sont réservés à un monopole : n’allez pas chercher de tabac chez votre garagiste ou dans votre boulangerie préférée, ils n’en disposent pas.

Duopole

En l’état, d’après le préambule proposé par l’Europe, si la loi devait être adoptée telle quelle dans le pays des Droits de l’Homme, la catégorie de bien de consommation courante serait-elle toujours applicable à la e-cigarette ? Serait-ce la fin des sites internet de vente de cigarettes électroniques ou des boutiques spécialisées dans ce commerce, dans lesquels vous avez aujourd’hui accès à des conseils de la part de professionnels et accessoirement à une concurrence non faussée, ce qui n’est pas anodin.

Voilà un point à souligner, point capable de mettre à malle tout un secteur d’activité en moins de temps qu’il ne faut pour le dire.

 

EFVI

En résume, une telle directive serait catastrophique. Nous vous invitons donc à vous rendre sur le site internet de l’EFVI et signer.

EFVI

 

* Des dispositions seraient d’ores et déjà prévues pour pouvoir éradiquer les versions rechargeables à court terme.

 

sources : Aiduce, Clive Bates, EuroParlement

L’e-cigarette, déclarée efficace contre le tabagisme

Selon le journal économique Les Échos relayant une enquête de l’OFDT -Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies-, « la cigarette électronique fait reculer le tabagisme » .

Baisse de la consommation de tabac.Les chiffres officiels concernant le marché du tabac sont impressionnants ! Bien que le tabac à rouler reste en légère progression, les ventes nationales de cigarettes classiques ont fondu de 7,6 %, ce qui constitue une baisse spectaculaire. Concrètement, entre 2012 et 2013, 4 milliards de cigarettes classiques en moins ont été vendues (pour un total de 47,5 milliards en 2013).

Explication de ces résultats

Outre des achats transfrontaliers dont la progression n’est pas jugée significative, l’OFDT précise que d’une part les augmentations régulières du prix du tabac font office de frein à l’achat de plus en plus puissant et d’autre part, sujet qui vous intéresse au plus haut point, « l’essor prononcé de la cigarette électronique » a participé à ce remarquable succès.

Huit à neuf millions de Français auraient testé la vapot’ électronique, et le nombre de consommateurs quotidiens s’élèverait à un à deux millions. Les jeunes sont nombreux à essayer ce produit fraîchement arrivé dans l’Hexagone (les pionniers de ce secteur d’activité existent depuis 2007 en France), et les 25-44 ans sont les utilisateurs les plus courants.

Vapot' vs cigarettePour rappel, le paquet de tabac le plus vendu s’écoule aujourd’hui à 7 € l’unité, contre moins de 6 € pour une recharge d’e-liquide représentant l’équivalent de 5 à 6 paquets.

Baisse de la consommation

Dans deux tiers des cas, il n’y a pas de raison aujourd’hui de parler d’arrêt total du tabac : actuellement, une faible minorité de vapoteurs estime avoir définitivement arrêté de fumer (1 %). L’effet direct apparaît à ce jour relativement limité. Le nombre de fumeurs semble toutefois réellement reculer : 26 à 29 % de la population âgée de 15 à 75 ans déclare fumer, alors que ce pourcentage était évalué à 34 % en 2010.

Ainsi, la consommation de tabac a bel et bien été réduite. À ce propos, la plupart des vapoteurs précisent qu’ils utilisent plus leur vapot’ électronique que leur cigarette classique.

Bilan

L’OFDT est désormais en mesure d’affirmer que l’e-cigarette contribue à la diminution de la « quantité moyenne consommée par chaque fumeur » .

L’Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies attend désormais la confirmation de ces données par la prochaine étude de l’Inpes à paraître en fin d’année, dont l’échantillon interrogé sera beaucoup plus important (15000 contre 2000 pour l’OFDT), avec par conséquent des résultats plus précis.

sources : Les Échos, OFDT

Choix du premier e-liquide

Si vous débutez juste la cigarette électronique et que vous êtes fumeuse/fumeur régulière/régulier, pour votre premier achat d’e-liquide choisissez parmi notre large gamme de saveurs tabac le goût qui correspond à votre cigarette favorite. Pour ce faire, lisez tout simplement les descriptifs des e-liquides et utilisez le LYC-o-mètre.

 

Équivalence e-liquide / cigarette classique

 

Optez pour un taux de nicotine en relation avec vos besoins. Le but est de combler le manque de la cigarette via un dosage assez fort, tout en faisant en sorte que ce taux soit suffisamment limité pour ne pas trouver l’e-liquide trop puissant.

 

18

Nicotine fortement dosée pour gros consommateur de tabac (cigarette classique à forte)
[choix effectué par la plupart des nouveaux vapoteurs]

11

Nicotine moyennement dosée pour fumeur intermédiaire (cigarette légère)

6

Nicotine faiblement dosée pour petit fumeur (cigarette extra-light)

0

Absence totale de nicotine

 

Le LYC-o-mètre ainsi que les descriptions des e-liquides aident à choisir celui qui correspond à vos attentes. Le LYC-o-mètre répertorie les goûts tabac de la plus faible intensité à la puissance la plus forte :

 

LYC-o-mètre-M

Grande enquête au sujet des vapoteurs

L’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé va mener une grande enquête à propos des usages de la cigarette électronique : vont être interrogées 15 000 personnes âgées de 15 à 75 ans.

Alors que nous savons qu’environ un Français sur cinq a déjà testé ce produit d’après l’Ipsos (novembre 2013), le but est ici d’approfondir les connaissances sur le sujet, en étudiant notamment le nombre de consommateurs, leur fréquence d’utilisation, les lieux d’achat, les taux de nicotine, les raisons d’achat.

Les résultats seront délivrés publiquement au troisième trimestre 2014.

La Haute Autorité de Santé juge la cigarette électronique dans le cadre d’un sevrage tabagique…

Le verdict était attendu ; selon la HAS (Haute Autorité de Santé), « la cigarette électronique n’est pas recommandée à ce jour mais son utilisation n’est pas découragée ».

Ainsi, la HAS a besoin de plus de recul pour être en mesure d’émettre un avis plus affirmé et définitif : elle est à la recherche de preuves permettant de mesurer l’efficacité et l’innocuité de la e-cigarette. La HAS préconise d’ailleurs la mise en place d’une série d’études « cliniques » et « observationnelles ».

Privilégiant les substituts plus classiques, la HAS estime que l’utilisation de la vapot’ électronique « ne doit pas être déconseillée » chez un fumeur refusant ces autres substituts dans la mesure où « les cigarettes électroniques sont supposées être moins dangereuses que le tabac » (contrairement à la cigarette, la vapot’ électronique ne contient ni tabac, ni goudron, ni monoxyde de carbone), sa consommation « doit s’inscrire dans une stratégie d’arrêt ou de réduction du tabac » suivie selon la HAS d’un accompagnement psychologique.